Avantages

Pédaler confort

Typologie :
Sensation unique après une courte période d’essai
Être agréablement allongé comme dans une chaise longue, glisser sans souci au fil de la route et, à l’arrivée, descendre de son vélo sans douleurs : ce n’est possible qu’avec un vélo couché !
Mais les vélos couchés sont rares, souvent le détaillant du coin ne les connaît pas et l’on ne sait pas toujours à qui s’adresser pour avoir de bons conseils.

Quels modèles existe-t-il ?
Combien coûte un vélo couché ?
Est-ce adapté à ce que je souhaite faire ?
Cela va-t-il me plaire ?

Autan de questions auxquels Atmosphère Péi, à l'île de la Réunion peut répondre étant le seul spécialiste de l'île dans le domaine du couché tous modèles confondus.
Celui qui monte pour la première fois sur un vélo couché a besoin d’un peu de courage. Ce sont finalement des véhicules assez exotiques et il n’est pas rare qu’ils nécessitent une certaine habitude. Une fois ce cap passé, c’est le sentiment unique du vélo couché que l’on ressent : se laisser glisser et pédaler doucement sans sensation douloureuse au coccyx, à la nuque ou aux mains.
Avant la première virée, il faudra quand même acquérir un peu de théorie afin de choisir dès le départ le bon véhicule. Dans l’histoire du vélo couché, vieille de plus de cent ans, se sont cristallisés cinq types : les vélos couchés courts, les vélos position scooter, les vélos couchés longs, les vélos couchés bas et les tricycles.

Modèles

Il y en a pour tous les goûts

Le vélo couché court : maniable et rapide
En termes de maniabilité, c’est le vélo couché court qui sort du lot. On l’appelle ainsi parce que le pédalier est installé devant la roue avant et que l’empattement des roues est court. On peut ainsi aborder plus rapidement les virages et circuler sans problème en ville. Le plus souvent l’axe du pédalier est positionné au-dessus du niveau du siège. Cela procure une moindre résistance au vent et facilite les montées. Mais les muscles du cycliste doivent être entraînés. Dans la pratique, cela veut dire qu’il faut d’abord effectuer quelques centaines de kilomètres avant de s’attaquer au grand tour des Alpes ! Ce qui est d'ailleurs valable pour le vélo traditionnel, les douleurs de postures en plus!

Le vélo position scooter : vélo urbain
Même si nous trouvons déjà les ancêtres du « vélo couché de ville » dans les années 20, ce type de vélo se répand aujourd’hui seulement. Cela s’explique par la baisse des prix et l’arrivée de nouveaux modèles. Important : que l’on soit jeune ou moins jeune, les vélos couchés peuvent être conduits intuitivement par tout le monde dès le premier coup de pédale. Si l’on souhaite essentiellement se déplacer en ville, c’est le vélo de ville (type scooter) qui marie le mieux les avantages du vélo couché court à ceux du vélo couché long. Le guidon est placé au-dessus de la roue avant et la guide directement. Le pédalier et le siège se trouvent à un niveau idéal pour offrir un équilibre entre vitesse et sécurité. Grâce aux petites roues, le démarrage est rapide et l’empattement des roues plus long assure la stabilité de la conduite.

Le vélo couché long : pour les longs trajets
Le représentant le plus connu est sans doute le vélo couché long. Son nom tient du long empattement des roues, entre lesquelles le pédalier et le siège doivent se loger. Le guidon se trouve en position haute à la manière d’une Harley Davidson, ou plus relax en position basse sous le siège. Là, les bras prennent une position naturelle basse. Ce sont surtout les cyclotouristes au long cours qui apprécient le confort de conduite et la capacité de chargement de ce type de vélo. Il se conduit aisément, même chargé. Toutefois, sa taille lui donne un rayon de braquage plus large et le rend plus encombrant que tout autre vélo.

Le vélo couché bas : conçu pour la vitesse
Réalisation de l’osmose entre la position du coureur, la forme du vélo et l’esprit de la course, le vélo couché bas en est le meilleur exemple. « For race use only » (Réservé à une utilisation sportive uniquement), ce devrait être indiqué sur chaque cadre, car Ces vélos sont si rapides que tous les records ont été pulvérisés. Le vélo couché bas est entièrement prévu pour la vitesse : le cycliste est assis à une distance proche du sol, penché en arrière, et les pieds tournent plus haut. Entre la tête et les genoux, les mains reposent sur un mini guidon, et la chaîne passe – pour une raison d’efficacité et de simplicité – directement à côté de la roue avant. Cela contribue une vitesse élevée, mais au prix d’une vision réduite et d’une maniabilité restreinte. 

Le tricycle couché ou le vélo-couché à trois roue: véhicule tout public par excellence
Vous avez réussi une fois pour toutes à vous débarrasser de tous les préjugés et à effectuer quelques tours de pédale sur un tricycle : là, vous serez surpris. Aucun autre type de vélo couché ne se manie aussi facilement et ne propose une expérience de conduite aussi relax que ce véhicule : pas d’instabilité au moment du départ, pas de crainte sur un sol glissant ou humide, idéal en hiver, et lors d’un arrêt les pieds restent sur les pédales. Il vous reste beaucoup de temps pour l’essentiel : profiter de la vue imprenable du paysage défilant doucement.
Les tricycles ont de plus en plus d’adeptes parmi les voyageurs comme parmi les usagers de la ville. Ils ont un atout insoupçonné : aussi bien dans le domaine de la rééducation que dans le monde du handicap, ils rendent de grands services. Leur poids plus important et leur plus grande largeur sont fortement compensés par les atouts qu’ils représentent pour la majorité des usagers.

HISTOIRE DU VELO-COUCHE
1817

Le premier vélo

Historiquement il ne s'agissait bien évidemment pas de la première évolution de la bicyclette. Le premier deux-roues (avec une roue derrière l'autre) fut construit en 1817 par le baron Karl Drais von Sauerbronn du duché de Bade (province allemande). Son invention était simple. Il s'agissait d'une poutre en bois avec une direction à pivot qui permettait à la roue avant de tourner. La propulsion se faisait en prenant appui avec les pieds sur le sol. Le cycliste n'était alors qu'un coureur à pied chevauchant une machine très particulière (d'où le allemand de "Laufmashine" -machine à courir). Drais obtint un brevet en France en 1818 et appela sa machine "vélocipède". Le nom est resté générique pour les évolutions de la bicyclette de Drais (qui est aussi connu sous le nom de Draisienne), et si le terme vélocipède fait archaï

que, son diminutif "vélo" fait toujours parti du vocabulaire courant.

Draisienne Atmosphère Péi historique

Draisienne Atmosphère Péi historique

1847

L'évolution de Dalzell

L'équilibre permanent a été sans doute inventé par l'écossais Dalzell en 1847. Il a adapté un système de bielles et leviers transformant un mouvement de balancement des pieds en rotation de la roue arrière. Cependant aucun vélo de cette époque n'a été produit à grande échelle et ce type de deux-roues est resté assez marginal.

1861

Les premières manivelles

La première évolution majeure du vélocipède est due à Ernest Michaux qui adapta en 1861 des manivelles sur la roue avant de la Draisienne. Ce système de transmission avait l'avantage d'être simple et léger. Dès 1866, la production commença et la démocratisation du vélo allait devenir inexorable.

1870

Invention du grand-bi léger pour les courses

Les courses cyclistes commencèrent à cette époque sur des machines diaboliques : les Grands-Bi. Directement issus du vélocipède de Michaux, le Grand-Bi possède une roue avant immense (permettant d'aller plus vite) et une roue arrière toute petite pour alléger l'ensemble. Le développement de la sidérurgie permettra d'obtenir des machines de course extraordinairement légères dont le poids chuta en dessous de neuf kilos.

1933

Une invention française

mochet vélo-couché Atmosphère Péi

mochet vélo-couché Atmosphère Péi

Le premier vélo-couché qui ait fait parler de lui date de 1933. Il a été construit par le Francais Charles Mochet. Sa "bicyclette à pédalage horizontal" (c'est le nom qu'il a donné pour le brevet de son invention) est le premier vélo-couché dont les performances aient été supérieures à celles des bicyclettes "traditionnelles".

7 juillet 1933

Les performances du vélo-couché dérangent

Atmosphère Péi Francis faure

Atmosphère Péi Francis faure

Le coureur cycliste Francis Faure, qui travaillait avec Mochet, bâtit le monumental record d'Oscar Egg qui datait de près de vingt ans, en parcourant 45,055 km dans l'heure. Ce record allait être à l'origine de nouvelles règles édictées par l'Union Cycliste Internationale, organisme qui régit les courses et homologue les records de vélos, visant à interdire la nouvelle bicyclette de l'inventeur français.

1970

Renaissance du vélo-couché

En fait il fallut attendre les années 70 et la crise pétrolière pour que les américains se remettent à fabriquer des vélos carénés et couchés (ce que fit d'ailleurs Georges Mochet, le fils de Charles, après l'interdiction des vélos couchés par l'UCI). Paul Mac Gready créa une nouvelle fédération chargée d'homologuer tous les record effectués sur des machines propulsées par l'énergie musculaire seulement : l'IHPVA (International Human Powered Vehicle Association) était née.

1998

Des performances inégalées

Dès 1998, la barre des 110 km/h était franchi sur le Cheetah, vélo conçu par 3 ingénieurs diplomés de Berkeley

2009-2014

Une femme française recordwoman de vitesse en vélo-couché caréné

En juillet 2009, à Romeo, Michigan (États-Unis), sur un Varna Tempest construit par George Georgiev, Barbara Buatois porte de 73,41 km/h à 84,02 km/h le record du monde de l'heure féminin en vélo couché et de 58,63 km/h à 83,04 km/h le record de vitesse sur 100 km.

Barbara Buatois

Barbara Buatois

En septembre 2009, à Battle Mountain, Nevada (États-Unis), sur un Varna Diablo III, elle porte le record du monde de vitesse sur 200 m (lancé) de 107,16 km/h à 121,437 km/h, puis à 121,81 km/h en septembre 2010 sur un Varna Tempest.

Le 12 juillet 2014, sur la piste du centre d'essais de PSA Peugeot Citroën de Belchamp, près de Sochaux, elle tente de battre le record des 24 heures sur un Varna 24 spécialement construit pour cette occasion. De très mauvaises conditions météorologiques l'en empêchent mais elle profite des périodes d'accalmie pour battre le record de l'heure en tricycle couché et celui des 100 miles (3 heures, 10 minutes et 27 secondes) homologué par l'Ultra Marathon Cycling Association

Revers de la médaille, la discipline n’est pas médiatisée, presque confidentielle. « Le vélo couché va au-delà du sport. On est dans le domaine de la science physique. C’est de la formule 1 », souligne Aurélien Bonneteau.

Il fait le record de France de l'heure : 87,225 km au Dekra Test Oval (Allemagne), le 27 juillet 2014

Aurélien Bonneteau

Aurélien Bonneteau

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