HISTOIRE DU VELO-COUCHE
1817

Le premier vélo

Draisienne Atmosphère Péi Ile de la Réunion Activité insolite

Draisienne Atmosphère Péi Ile de la Réunion Activité insolite

Historiquement il ne s'agissait bien évidemment pas de la première évolution de la bicyclette. Le premier deux-roues (avec une roue derrière l'autre) fut construit en 1817 par le baron Karl Drais von Sauerbronn du duché de Bade (province allemande). Son invention était simple. Il s'agissait d'une poutre en bois avec une direction à pivot qui permettait à la roue avant de tourner. La propulsion se faisait en prenant appui avec les pieds sur le sol. Le cycliste n'était alors qu'un coureur à pied chevauchant une machine très particulière (d'où le allemand de "Laufmashine" -machine à courir). Drais obtint un brevet en France en 1818 et appela sa machine "vélocipède". Le nom est resté générique pour les évolutions de la bicyclette de Drais (qui est aussi connu sous le nom de Draisienne), et si le terme vélocipède fait archaïque, son diminutif "vélo" fait toujours parti du vocabulaire courant.

 

 

1847

L'évolution de Dalzell

L'équilibre permanent a été sans doute inventé par l'écossais Dalzell en 1847. Il a adapté un système de bielles et leviers transformant un mouvement de balancement des pieds en rotation de la roue arrière. Cependant aucun vélo de cette époque n'a été produit à grande échelle et ce type de deux-roues est resté assez marginal.

1861

Les premières manivelles

La première évolution majeure du vélocipède est due à Ernest Michaux qui adapta en 1861 des manivelles sur la roue avant de la Draisienne. Ce système de transmission avait l'avantage d'être simple et léger. Dès 1866, la production commença et la démocratisation du vélo allait devenir inexorable.

Michaux et les premières Manivelles Atmosphere Pei Ile de la Réunion

Michaux et les premières Manivelles Atmosphere Pei Ile de la Réunion

1870

Invention du grand-bi léger pour les courses

Les courses cyclistes commencèrent à cette époque sur des machines diaboliques : les Grands-Bi. Directement issus du vélocipède de Michaux, le Grand-Bi possède une roue avant immense (permettant d'aller plus vite) et une roue arrière toute petite pour alléger l'ensemble. Le développement de la sidérurgie permettra d'obtenir des machines de course extraordinairement légères dont le poids chuta en dessous de neuf kilos.

1933

Une invention française

Le premier vélo-couché qui ait fait parler de lui date de 1933. Il a été construit par le Francais Charles Mochet. Sa "bicyclette à pédalage horizontal" (c'est le nom qu'il a donné pour le brevet de son invention) est le premier vélo-couché dont les performances aient été supérieures à celles des bicyclettes "traditionnelles".

7 juillet 1933

Les performances du vélo-couché dérangent

 

Le coureur cycliste Francis Faure, qui travaillait avec Mochet, bâtit le monumental record d'Oscar Egg qui datait de près de vingt ans, en parcourant 45,055 km dans l'heure. Ce record allait être à l'origine de nouvelles règles édictées par l'Union Cycliste Internationale, organisme qui régit les courses et homologue les records de vélos, visant à interdire la nouvelle bicyclette de l'inventeur français.

1970

Renaissance du vélo-couché

En fait il fallut attendre les années 70 et la crise pétrolière pour que les américains se remettent à fabriquer des vélos carénés et couchés (ce que fit d'ailleurs Georges Mochet, le fils de Charles, après l'interdiction des vélos couchés par l'UCI). Paul Mac Gready créa une nouvelle fédération chargée d'homologuer tous les record effectués sur des machines propulsées par l'énergie musculaire seulement : l'IHPVA (International Human Powered Vehicle Association) était née.

1998

Des performances inégalées

Dès 1998, la barre des 110 km/h était franchi sur le Cheetah, vélo conçu par 3 ingénieurs diplômés de Berkeley

2009-2014

Une femme française recordwoman de vitesse en vélo-couché caréné

En juillet 2009, à Romeo, Michigan (États-Unis), sur un Varna Tempest construit par George Georgiev, Barbara Buatois porte de 73,41 km/h à 84,02 km/h le record du monde de l'heure féminin en vélo couché et de 58,63 km/h à 83,04 km/h le record de vitesse sur 100 km.

En septembre 2009, à Battle Mountain, Nevada (États-Unis), sur un Varna Diablo III, elle porte le record du monde de vitesse sur 200 m (lancé) de 107,16 km/h à 121,437 km/h, puis à 121,81 km/h en septembre 2010 sur un Varna Tempest.

Le 12 juillet 2014, sur la piste du centre d'essais de PSA Peugeot Citroën de Belchamp, près de Sochaux, elle tente de battre le record des 24 heures sur un Varna 24 spécialement construit pour cette occasion. De très mauvaises conditions météorologiques l'en empêchent mais elle profite des périodes d'accalmie pour battre le record de l'heure en tricycle couché et celui des 100 miles (3 heures, 10 minutes et 27 secondes) homologué par l'Ultra Marathon Cycling Association

2014

Plus qu'un sport de la science fiction

Revers de la médaille, la discipline n’est pas médiatisée, presque confidentielle. « Le vélo couché va au-delà du sport. On est dans le domaine de la science physique. C’est de la formule 1 », souligne Aurélien Bonneteau.

Il fait le record de France de l'heure : 87,225 km au Dekra Test Oval (Allemagne), le 27 juillet 2014

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